meshmesh

Société de production bruxelloise fondée en décembre 2024 par Anaïs de Clercq et Florence Peeraer. Le comité de lecture est ouvert à tous types de projets. Nous portons une attention particulière aux films qui s'inscrivent dans une réflexion décoloniale, aux récits qui articulent l'intime et le politique, et font un pas de côté, opèrent un déplacement du regard. Nous lisons et répondons à tous les projets envoyés :)

info@meshmesh.be

Julie Sthorez, 2.47 pm, Tu crois qu’il va m’écrire ?,
huile sur toile, 100 x 100 cm, 2023

Tu crois qu’il va m’écrire ? Un court-métrage de fiction de Florence Peeraer et Julie Sthorez. 2025 : sur un rocher, Sophie et Claire, deux femmes de quarante ans (ou presque) attendent le prince charmant. En l’attendant, elles tuent le temps, marchent, nagent, chantent et tandis que Sophie parle parle parle, Claire écoute, rêvasse, cherche le regard des hommes autour d’elle. La rivière suit son cours mais le roc, imperturbable, est toujours là. Et la plaie béante. Avec l'aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles et du Tax Shelter belge via Bel Arts Fund.

Gamine Un court-métrage de fiction de Faustine Cros. 14 ans, l'été. À Puycalvel les cabanes et les cache-cache disparaissent. Les copains et les copines flirtent déjà, Justine pas. Elle se sent à la traîne, un peu à l'écart. Au fil des jours, elle se plie aux petits rituels du groupe : un peu de maquillage, un haut moulant. Jusqu'à ce soir de fête où son premier baiser devient une épreuve plus qu'un jeu. À travers ce souvenir d'adolescence, le film revisite à la lumière d'aujourd'hui des violences autrefois ordinaires. Avec l'aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles et du Tax Shelter belge via Bel Arts Fund.

Birthright Baba Blues Un film-essai documentaire de Thomas Szacka-Marier. Le cinéaste, qui vient d’une famille juive polonaise qui a immigré au Québec dans les années 1960, décide de se lancer dans une exploration intime et expérimentale de son identité juive, à travers le prisme de l'histoire familiale, de la mémoire et des luttes politiques contemporaines. Projet accompagné par Sound Image Culture.

Porno Panda Un court-métrage de fiction d'Aurélie Alessandroni. Léonie, agente de nettoyage dans un parc animalier, entretient un lien quasi-spirituel avec le panda Guaï-Min. Léonie est hypersensible et vit ses émotions sans filtre, ce qui l’isole sans qu’elle ne comprenne bien pourquoi. Aussi, lorsqu’elle apprend que Guaï-Min va être renvoyé en Chine s’il ne copule pas avec la femelle panda, elle décide de tout entreprendre pour le garder près d’elle. Mais comment faire pour donner envie de copuler à un panda pas intéressé par le sexe ?

Land of the Living Skies Un documentaire hybride de Mackenzie Reid Rostad. Afin de passer plus de temps avec sa grand-mère et de revisiter un dîner qu'il a ruiné lorsqu'il a découvert qu'elle avait vendu la ferme familiale à un géant pétrolier, un cinéaste canadien crée une machine capable d’inverser le cours du temps. Menaçant d'inverser le flux de pétrole, le gouvernement lui ordonne de détruire l'appareil. Ce qui suit est une exploration de la mémoire et de la perte, dans laquelle il n'est pas clair s’il a obéi ou non. Avec l'aide du Conseil des arts du Canada, PRIM, et le Tax Shelter belge via Bel Arts Fund.

The Apartment Un court-métrage de fiction de Rimah Jabr et Amélie Derlon Cordina. Naplouse, 2012. L’armée israélienne a encerclé un immeuble du centre-ville et laisse dix minutes à ses habitants pour l’évacuer. Amira et Jasir, un couple palestinien d’une trentaine d’années,rassemblent leurs affaires à la hâte avant de réaliser que leur porte défectueuse les empêche de sortir. Incapables de fuir, et alors que la menace se rapproche, ils cherchent désespérément une manière de survivre, transformant peu à peu leur appartement en dernier refuge, et en piège.

T'es complètement à côté de la plaque Un documentaire d'Anna Lawan. J'ai longtemps utilisé le silence comme stratégie de survie face au racisme ordinaire. Je n’ai rien dit face aux contrôles injustifiés ou aux humiliations du quotidien. Aujourd’hui, je découvre que les conversations les plus difficiles ne sont pas avec des inconnus, mais avec ceux qu’on aime. Je retourne alors la caméra vers les miens. À mesure que les souvenirs se confrontent et que la parole circule, le récit que je faisais de ma propre histoire commence à vaciller.